Diane, ta coutume est de tout déchirer
Sonnet LXXXIX.
Enflammer, débriser, ruiner, mettre en pièces,
Entreprises, desseins, espérances, finesses,
Changeant en désespoir ce qui fait espérer.
Tu vois fuir mon heur, mon ardeur empirer,
Tu m'as sevré du lait, du miel de tes caresses,
Tu resondes les coups dont le coeur tu me blesses,
Et n'as autre plaisir qu'à me faire endurer.
Tu fais brûler mes vers lors que je t'idolâtre,
Tu leur fais avoir part à mon plus grand désastre :
" Va au feu, mon mignon, et non pas à la mort,
Tu es égal à moi, et seras tel par elle ".
Diane repens-toi, pense que tu as tort
Donner la mort à ceux qui te font immortelle.
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Que me servent mes vers
"Que me servent mes vers et les sons de ma Lyre,"
Amour
Condition humaine
Feu
Pourtant, si tu m'aimais
"Pourtant, si tu m'aimais ! si cette raillerie"
Amour
Angoisse
Deuil
Nos désirs sont d'amour
"Sonnet LXXIII."
Amour
Angoisse
Doute
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- Renaissance
- Renaissance
- Sonnet
- Lyrique
- Amour
- Mélancolie
- Doute
❧