Donne moy tes presens en ces jours que la Brume

Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint Dans le ruisseau d' dessus mon front , Endor mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume.
Misericorde ô Dieu, ô Dieu ne me consume A faulte de dormir, sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fievre , Qui mon sang deseché dans mes veines allume.
Heureux, cent fois heureux animaux qui dormez Demy an en voz trous, soubs la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme :
J'en ay mangé, j'ay de son oublieux En salade cuit, cru, et Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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