Donne moy tes presens en ces jours que la Brume
Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint
Dans le ruisseau d'Oubly dessus mon front espreint,
Endor mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume.
Misericorde ô Dieu, ô Dieu ne me consume
A faulte de dormir, plustost sois-je contreint
De me voir par la peste ou par la fievre esteint,
Qui mon sang deseché dans mes veines allume.
Heureux, cent fois heureux animaux qui dormez
Demy an en voz trous, soubs la terre enfermez,
Sans manger du pavot qui tous les sens assomme :
J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux
En salade cuit, cru, et toutesfois le somme
Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Qui voudra voir comme un Dieu me surmonte
"Comme il m'assaut, comme il se fait vainqueur,"
Amour
Baiser
Condition humaine
Amour, je ne me plains
"Amour, je ne me plains de l'orgueil endurci,"
Amour
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Désespoir
Si les larmes servaient de remède au malheur
"Sonnet LII."
Angoisse
Condition humaine
Larmes
Se laisser surprendre
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