Amour, je ne me plains
Amour, je ne me plains de l'orgueil endurci, Ni de la cruauté de ma jeune Lucrèce, Ni comme, sans recours, languir elle me laisse : Je me plains de sa main et de son godmicy. C'est un gros instrument par le bout étréci, Dont chaste elle corrompt toute nuit sa jeunesse : Voilà contre l'Amour sa prudente finesse, Voilà comme elle trompe un amoureux souci. Aussi, pour récompense, une haleine puante, Une glaire épaissie entre ses draps gluante, Un oeil hâve et battu, un teint pâle et défait, Montrent qu'un faux plaisir toute nuit la possède. Il vaut mieux être Phryne et Laïs tout à fait, Que se feindre Portie avec un tel remède.
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Qui voudra voir comme un Dieu me surmonte
"Comme il m'assaut, comme il se fait vainqueur,"
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Pour être en vain tes beaux soleils aimant
"Non pour ravir leur divine étincelle,"
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Donne moy tes presens en ces jours que la Brume
"Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint"
Mélancolie
Condition humaine
Tristesse
Se laisser surprendre
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