Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrelles
Donnez moy patience, et me laissez dormir,
Vostre nom seulement, et suer et fremir
Me fait par tout le corps, tant vous m'estes cruelles.
Le sommeil tant soit peu n'esvente de ses ailes
Mes yeux tousjours ouvers, et ne puis affermir
Paupiere sur paupiere, et ne fais que gemir,
Souffrant comme Ixion des peines eternelles.
Vieille umbre de la terre, ainçois l'umbre d'enfer,
Tu m'as ouvert les yeux d'une chaisne de fer,
Me consumant au lict, navré de mille pointes :
Pour chasser mes douleurs ameine moy la mort,
Ha mort, le port commun, des hommes le confort,
Viens enterrer mes maux je t'en prie à mains jointes.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Sonnet (IV)
"Ah ! longues nuicts d'hyver, de ma vie bourrelles,"
Angoisse
Condition humaine
Lyrique
Quiconque a peint Amour, il fut ingenieux
"Non le faisant enfant chargé de traicts et d'ailes,"
Amour
Lumière
Lyrique
Si je trépasse entre tes bras, Madame
"Il me suffit, car je ne veux avoir"
Amour
Larmes
Lyrique
Se laisser surprendre
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