Effet de nuit
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothique éteinte au lointain gris.
La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris
Secoués par le bec avide des corneilles
Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles,
Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups.
Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx
Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche,
Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche.
Et puis, autour de trois livides prisonniers
Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers
En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse,
Luisent à contresens des lances de l'averse.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Even-tide
"Dans la lente douceur d'un soir des derniers jours"
Condition humaine
Contemplatif
Mélancolie
Le crépuscule du soir
"Voici le soir charmant, ami du criminel ;"
Condition humaine
Mort
Méditatif
Ville morte
"Vague, perdue au fond des sables monotones,"
Condition humaine
Contemplatif
Lune
Se laisser surprendre
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- XIXe siècle
- Symbolisme
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