Si j'étais fauvette

Je sais bien, si j'étais fauvette, Le logis que je choisirais : Joyeuse, au jardin du poète, Le printemps revenu, j'irais.
Sur le frais lilas qui s'incline Sous le poids de sa floraison, J'irais, d'une voix , Chanter ma naïve chanson.
Et très douces seraient les choses Que ma chansonnette dirait, Et, chassant les soucis moroses, Mon ami, charmé, sourirait.
Puis, quand soufflerait la tempête (Petit oiseau souffre parfois !), Je dirais au rêveur : « Poète, Ouvre à la chanteuse des bois ! »

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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