Autrefois, lorsque avril

Ô gioventù, primavera della vita ! O primavera, gioventù dell'anno !
Autrefois, lorsque avril ramenait l'hirondelle, Quand les premiers lilas commençaient à fleurir, Mon cœur avec l'oiseau, joyeux, battait de l'aile, Mon cœur comme la fleur aurait voulu s'ouvrir.
Non, je ne ressens pas cette joie expansive Aujourd'hui quand revient le printemps radieux : Car je sais aujourd'hui, plus tendre et moins naïve, Qu'avril peut mettre aussi des larmes dans nos yeux.
Et, rêveuse, j'unis avec mélancolie Aux bonheurs du présent les bonheurs du passé. Parfois ne voit-on pas fleur fraîche et fleur pâlie Jointes en un bouquet lentement amassé ?
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