Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit
Sonnet LIII.
Des vieillards ne laissons à faire bonne chère :
Vivons, puisque la vie est si courte et si chère,
Et que même les rois n'en ont que l'usufruit.
Le jour s'éteint au soir, et au matin reluit,
Et les saisons refont leur course coutumière :
Mais quand l'homme a perdu cette douce lumière,
La mort lui fait dormir une éternelle nuit.
Donc imiterons-nous le vivre d'une bête ?
Non, mais devers le ciel levant toujours la tête,
Goûterons quelquefois la douceur du plaisir.
Celui vraiment est fol, qui changeant l'assurance
Du bien qui est présent en douteuse espérance,
Veut toujours contredire à son propre désir.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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À lui mesme
"Lors que ta mere estoit preste à gesir de toi,"
Ciel
Condition humaine
Lyrique
Meschantes nuicts d'hyver
"Meschantes nuicts d'hyver, nuicts filles de Cocyte"
Lumière
Lyrique
Mort
Celui qui boit
"Celui qui boit, comme a chanté Nicandre,"
Lune
Lyrique
Mort
Se laisser surprendre
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