Sonnet (III)
Donne-moy tes presens en ces jours que la brume Fait les plus courts de l'an, ou, de ton rameau teint Dans le ruisseau d'oubly, dessus mon front espreint, Endors mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde, ô Dieu ! ô Dieu, ne me consume A faute de dormir ! plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fiévre esteint, Qui mon sang desseiché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux, animaux qui dormez Demy an en vos trous, sous la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme. J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux, En salade, cuit, cru et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
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Pour prolonger la lecture
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Mignonne, allons voir si la rose
"Qui ce matin avoit desclose"
Mort
Temps
Beauté
Je voudrais bien richement jaunissant
"En pluie d'or goutte à goutte descendre"
Amour
Temps
Mélancolie
Amour, Amour, donne-moi paix ou trêve
"Ou bien retire, et d'un garrot plus fort"
Amour
Mort
Doute
Se laisser surprendre
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