Maintenant je pardonne à la douce fureur
Sonnet XIII.
Qui m'a fait consumer le meilleur de mon âge,
Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage
Que le vain passe-temps d'une si longue erreur.
Maintenant je pardonne à ce plaisant labeur,
Puisque seul il endort le souci qui m'outrage,
Et puisque seul il fait qu'au milieu de l'orage,
Ainsi qu'auparavant, je ne tremble de peur.
Si les vers ont été l'abus de ma jeunesse,
Les vers seront aussi l'appui de ma vieillesse,
S'ils furent ma folie, ils seront ma raison,
S'ils furent ma blessure, ils seront mon Achille,
S'ils furent mon venin, le scorpion utile
Qui sera de mon mal la seule guérison.
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Si onques de pitié ton âme fut atteinte
"Sonnet XLVII."
Amour
Condition humaine
Larmes
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront
"Sonnet V."
Amour
Ange
Baiser
Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneur
"Sonnet LXVII."
Condition humaine
Feu
Lumière
Se laisser surprendre
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