Sonnet (I)

Je n'ay plus que les os, un je semble, Decharné, denervé, demusclé, depoulpé, Que le trait de la mort sans pardon a frappé ; Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.
Apollon et son fils, deux grands maistres ensemble, Ne me guerir, leur m'a trompé ; Adieu plaisant soleil ! mon œil est , Mon corps s'en va descendre où tout se desassemble.
Quel amy me voyant en ce dépouillé, Ne remporte au logis un œil triste et mouillé, Me consolant au , et me baisant la face,
En essuyant mes yeux par la mort endormis ? Adieu, chers compagnons ! adieu, mes chers amis ! Je m'en vay le premier vous préparer la place.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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