T'en souvient-il ?
Ce fut un soir, t'en souvient-il ?
Un soir de verveine et de roses,
Que j'emportai ton cœur subtil
Parmi d'inoubliables choses.
N'était-ce pas un jeu divin
Que ces pétales sur ma lèvre ?
Gouttes d'un très précieux vin
Qui m'ont communiqué ta fièvre.
Ils en ont ri, ne sachant pas
Que j'en pourrais mourir, peut-être ;
Pouvaient-ils savoir qu'ici-bas
Tu devenais ma raison d'être ?
Salut à toi, mon bien-aimé.
Gloire à l'inoubliable fête
Qui rapprocha nos cœurs charmés,
Nos cœurs d'amant et de poète !
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