T'en souvient-il ?

Ce fut un soir, t'en souvient-il ? Un soir de verveine et de roses, Que j'emportai ton cœur subtil Parmi d'inoubliables choses.
N'était-ce pas un jeu divin Que ces pétales sur ma lèvre ? Gouttes d'un très précieux vin Qui m'ont communiqué ta fièvre.
Ils en ont ri, ne sachant pas Que j'en pourrais mourir, peut-être ; Pouvaient-ils savoir qu'ici-bas Tu devenais ma raison d'être ?
Salut à toi, mon bien-aimé. Gloire à l'inoubliable fête Qui rapprocha nos cœurs charmés, Nos cœurs d'amant et de poète !
❧
❧