Sonnet (I)
Quel temps s'est écoulé depuis la nuit divine
Où mon corps d'amoureuse a frémi dans tes bras.
Ah ! quelle ivresse en moi lorsque tu reviendras
Bercer, comme autrefois, mon cœur sur ta poitrine.
Me faudra-t-il, sans toi, remonter la colline ?
Vois comme tout s'attriste et pleure sous mes pas !
Chaque jour qui s'enfuit résonne comme un glas.
Oh ! prendras-tu pitié de mon âme orpheline ?
J'ai récité tout bas plus d'un confiteor
Pour que montât vers toi dans un sublime essor
Mon farouche désir ! J'ai déployé son aile
Comme une voile noire au fond de l'horizon
Et j'attends vainement la minute éternelle
Où ta main bien-aimée ouvrira ma maison.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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