Sanglots
Mon front devient tout blanc sous l'effort des pensées,
Sous l'effort douloureux des minutes passées.
Minuit sonne l'angoisse atroce de la peur.
Et la nuit va bientôt s'engouffrer dans mon cœur !
Pourrait-on dénombrer tes rayons, ô lumière ?
De même, au fond de moi, mes rêves en poussière !
Pourtant tous mes désirs suivent le même cours
Et retournent au fleuve absurde de mes jours.
Entendez-vous ces cris, ces cris poignants de femme ?
Ce sont tous mes sanglots qui roulent dans mon âme.
Approche-toi, mon cœur, car tu connais ce bruit,
Toi qui m'ouvres, tremblant, les portes de la nuit !
Ne te plains pas, écoute et surveille l'aurore :
J'attends d'elle l'extase et la souffrance encore !
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