Paris s'endort
Paris au long des quais s'endort ;
C'est l'heure exquise du silence ! —
Les pauvres nerfs de ma souffrance
Se tendent de plus en plus fort.
Ah ! comme il ferait bon vieillir
Dans cette paix de cathédrale,
Tout en sentant, par intervalle,
Le bonheur, en soi, tressaillir !
Nous, pauvres condamnés à vivre,
Sans jamais d'espérance au cœur,
Inscrivons plus d'une rancœur
Sur chaque page du vieux livre !
Paris au long des quais s'endort.
C'est l'heure exquise du silence. —
Des larmes de désespérance
M'étreignent de plus en plus fort !
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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