Solitude

Je sais une chapelle horrible et diffamée, Dans laquelle autrefois un prêtre s’est pendu. Depuis ce sacrilège effroyable on a dû La tenir pour toujours aux fidèles fermée.
Plus de croix sur l’autel, plus de cierge assidu, Plus d’ perdant son âme parfumée. Sous les déserts une funèbre armée De feuilles mortes court en essaim éperdu.
Ma conscience est cette église de scandales ; Mes remords affolés bondissent sur les dalles ; Le doute, qui faisait mon orgueil, me punit.
Obstiné sans grandeur, je reste morne et sombre, Et ne puis même pas mettre mon âme à l’ombre Du grand geste de Christ qui plane et qui bénit.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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