Sonnet impressionniste (2)
J'avance, la nuit vient ; tout le rouge et le vert, La gamme chromatique où le jaune domine, Se sont changés en noir depuis que je chemine, Et la brise s'exerce aux rafales d'hiver. Quel trou miraculeux pour bâtir un enfer ! Il a, plein de vapeur, déjà l'air d'une usine, Et Satan cueillerait alentour sa résine. Il me semble qu'ici des hommes ont souffert. J'ai frisson. Est-ce un arbre ou quelque bête fauve Qui se profile sur la cote demi chauve ? J'irai ; mieux vaut risquer que retourner là-bas. Je sens ce geste plus frondeur que téméraire. C'est se dire, escomptant son bonheur ordinaire : Peut-être je mourrai, mais je ne le crois pas.
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J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie
"La Mort qui cheminait avec la Volupté,"
Mort
Solitude
Voyage
Ce soir, ta chair malade
"Ce soir, ta chair malade a des langueurs inertes ;"
Mort
Solitude
Nuit
Angoisse
"Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête"
Mort
Solitude
Condition humaine
Se laisser surprendre
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