Ce soir, ta chair malade
Ce soir, ta chair malade a des langueurs inertes ; Entre tes doigts fiévreux meurent tes beaux glaïeuls ; Ce soir, l'orage couve, et l'odeur des tilleuls Fait pâlir par instants tes lèvres entr'ouvertes. Les yeux plongeant au fond des campagnes désertes, Nous sentons croître en nous, sous la nue en linceuls, Cette solennité tragique d'être seuls ; Et nos voix d'un mystère anxieux sont couvertes. Parfois brille, livide, un éclair de chaleur ; Et sa clarté subite, inondant ta pâleur, Te donne la beauté fatale des sibylles. L'ombre devient plus chaude et plus sinistre encor, Et, brûlant dans l'air noir, nos âmes immobiles Sont comme deux flambeaux qui veilleraient un mort.
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Pour prolonger la lecture
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Sur la terrasse
"Devant le pur, devant le vaste ciel du soir,"
Mort
Nuit
Condition humaine
L'horrible nuit d'insomnie
"— Sans la présence bénie"
Amour
Solitude
Nuit
Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne
"Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,"
Mort
Mélancolie
Tristesse
Se laisser surprendre
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