Sieste
Je passerai l'été dans l'herbe, sur le dos, La nuque dans les mains, les paupières mi-closes, Sans mêler un soupir à l'haleine des roses Ni troubler le sommeil léger des clairs échos. Sans peur je livrerai mon sang, ma chair, mes os, Mon être, au cours de l'heure et des métamorphoses, Calme et laissant la foule innombrable des causes Dans l'ordre universel assurer mon repos. Sous le pavillon d'or que le soleil déploie, Mes yeux boiront l'éther, dont l'immuable joie Filtrera dans mon âme au travers de mes cils, Et je dirai, songeant aux hommes : « Que font-ils ? » Et le ressouvenir des amours et des haines Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines.
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Soleil couchant
"Le disque glorieux tombant dans les flots roux"
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Temps
Beauté
L'art sauveur
"S'il n'était rien de bleu que le ciel et la mer,"
Beauté
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Condition humaine
Incompatibilité
"Tout là-haut, tout là-haut, loin de la route sûre,"
Nature
Solitude
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Se laisser surprendre
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