coi
Ancien français silencieux, immobile
Adjectif vieilli : tranquille, immobile et silencieux ; « se tenir coi », c'est rester sans bouger ni rien dire.
Dans les poèmes
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Et qui me laissait plutôt coi
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Est la caverne où se tient coi
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Tu nous étourdis tous, que ne te tiens-tu coi ?
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Dedans la bouche, et me laisse tout coy.
Pierre de Ronsard, « Quand je te voy seule assise à par-toy »
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Quiète et coite
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Se tient coi, si content qu'il en rit en silence,
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Bien qu'en mon trou... je reste coi.
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Restez coi, mes mignons !
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En mangeant, j'écoutais l'horloge, - heureux et coi.
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Mon cueur en penser n'est pas coy.
Charles d'Orléans, « Qui ? quoi ? comment ? a qui ? pourquoi »
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Et son langage était sincère et coi.
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Le Renard se dispense, et se tient clos et coi.
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Je ne dis rien et me tins coi.
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Et : " Vive l'Empereur !!! " - Son voisin reste coi...
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Il fust temps qu'il se tenist coy.
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Cette chambre aux murs blancs, ce rayon sobre et coi,
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Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jean de La Fontaine, « Les grenouilles qui demandent un roi »
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Et j'attendais, me tenant coi.
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Mais notre couple restait coi
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Et laissera toujours très cois,
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Mais il ne prétend pas rester coi, —
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Je n'avais qu'à me tenir coi
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Là ! Nous voilà cois, bien tapis.