Elizir d'Amor
Tu ne me veux pas en rêve, Tu m'auras en cauchemar ! T'écorchant au vif, sans trêve, – Pour moi... pour l'amour de l'art. – Ouvre : je passerai vite, Les nuits sont courtes, l'été... Mais ma musique est maudite, Maudite en l'éternité ! J'assourdirai les recluses, Éreintant à coups de pieux, Les Neuf et les autres Muses... Et qui n'en iront que mieux !... Répéterai tous mes rôles Borgnes – et d'aveugle aussi... D'ordinaire tous ces drôles Ont assez bon oeil ici : – À genoux, haut Cavalier, À pied, traînant ma rapière, Je baise dans la poussière Les traces de Ton soulier ! – Je viens, Pèlerin austère, Capucin et Troubadour, Dire mon bout de rosaire Sur la viole d'amour. – Bachelier de Salamanque, Le plus simple et le dernier... Ce fonds jamais ne me manque : – Tout voeux ! et pas un denier ! – – Retapeur de casseroles, Sale Gitan vagabond, Je claque des castagnoles Et chatouille le jambon... – Pas-de-loup, loup sur la face, Moi chien-loup maraudeur, J'erre en offrant de ma race : – Pur-Don-Juan-du-Commandeur. – Maîtresse peut me connaître, Chien parmi les chiens perdus : Abeilard n'est pas mon maître, Alcibiade non plus !
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Mon cœur jamais fatigué
"Car mon cœur, jamais fatigué"
Amour
Nature
Solitude
Un hémisphère dans une chevelure
"Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air."
Amour
Nature
Mémoire
À Albert Mérat
"Et nous voilà très doux à la bêtise humaine,"
Mort
Art
Condition humaine
Se laisser surprendre
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