Tous les poèmes
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Contre un poète parisien
À Emmanuel des Essarts. Souvent la vision du Poète me frappe : Ange à cuirasse fauve, il a pour volupté L'éclair du glaive, ou, blanc songeur, il a la chape, La mitre byzantine et le bâton sculpté.… -
Contre une vieille importune
Furie aux crins retors, exécrable mégère, Qui te fait tant vomir de poison contre moi, Et troubler la beauté qui me donne la loi Des importuns discours de ta langue légère ? Quel démon envieux tous…1623 -
Coquetterie posthume
Quand je mourrai, que l'on me mette, Avant de clouer mon cercueil, Un peu de rouge à la pommette, Un peu de noir au bord de l'oeil. Car je veux dans ma bière close, Comme le soir de son aveu, Rester…1852 -
Corps et Âmes
Heureux les cœurs, les cœurs de sang ! Leurs battements peuvent s'entendre ; Et les bras ! Ils peuvent se tendre, Se posséder en s'enlaçant. Heureux aussi les doigts ! Ils touchent ; Les yeux ! Ils…1869 -
Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs…1857 -
Cors de Chasse
Notre histoire est noble et tragique Comme le masque d’un tyran Nul drame hasardeux ou magique Aucun détail indifférent Ne rend notre amour pathétique Et Thomas de Quincey buvant L’opium poison doux… -
Cortège
À M. Léon Bailby. Oiseau tranquille au vol inverse oiseau Qui nidifie en l'air À la limite où notre sol brille déjà Baisse ta deuxième paupière la terre t'éblouit Quand tu lèves la tête Et moi aussi…1913 -
Cortège
Un singe en veste de brocart Trotte et gambade devant elle Qui froisse un mouchoir de dentelle Dans sa main gantée avec art, Tandis qu'un négrillon tout rouge Maintient à tour de bras les pans De sa…1869 -
Cote 146
Plus de fleurs mais d’étranges signes Gesticulant dans les nuits bleues Dans une adoration suprême, mon beau ptit Lou, que tout mon être pareil aux nuages bas de juillet s’incline devant ton souvenir… -
Couchant mystique
On entendait chanter d'invisibles psallettes. La mer montait. Des feux luisaient sur les coteaux. À l'horizon, baigné de vapeurs violettes, Le soir d'automne ouvrait ses yeux sacerdotaux. Et raidis…1900 -
Coucher de soleil
Le soleil sur les monts s'écroule, S'empourpre, et, graduellement, Rétrécit son rayonnement, Toujours plus se ramasse en boule. Sa grande âme presque exhalée, De ses derniers soupirs de feu Rougit la…1899 -
Couples maudits
Les criminels parfois ne sont pas les méchants, Mais ceux qui n'ont jamais pu connaître en leur vie Ni le libre bonheur des bêtes dans les champs, Ni la sécurité de la règle suivie. Que d'amour…1869