Couplets sur la jeunesse

Demandés par des jeunes gens de Saint-Diez, Qui donnaient une fête aux jeunes personnes de la ville.
Le printemps vient, que tout s'empresse À fêter l'âge des amours : Quand sied-il mieux de chanter la jeunesse Que dans la saison des beaux jours ?
xx Tout s'embellit par la jeunesse, Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce, Elle eut ses jeux chez les Romains.
xx Toi-même à la fête des Grâces, Vieillesse, parais à ton tour ; Comme l'hiver chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.
xx Ô toi, jeunesse séduisante, Ne refuse pas son doux prix Au poète heureux qui te chante ; Tu peux le payer d'un .
xx Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs, Pour rendre la fête plus belle, Jeunesse, fais-en les honneurs.
xx Alors si j'y parais moi-même, Honore-moi d'un doux accueil ; Et que le chantre heureux qui t'aime Soit favorisé d'un coup-d'œil.
xx Ainsi la complaisante Aurore, Au front jeune, au regard serein, Permet que le soir se colore De quelques rayons du matin.
xx Mais, qu'entends-je ? Une voix chérie Prête à mes vers ses sons touchants ; Ce lieu charmant est sa patrie, Il a double droit à mes chants.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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