Tous les poèmes
Parcourez le catalogue ou recherchez un titre.
-
À lui mesme
Lors que ta mere estoit preste à gesir de toi, Si Jupiter, des Dieus et des hommes le roi, Lui eust juré ces mots : l'enfant dont tu es pleine, Sera tant qu'il vivra sans douleur et sans peine, Et…1554 -
À l’Italie
À Ardengo Soffici. L’amour a remué ma vie comme on remue la terre dans la zone des armées J’atteignais l’âge mûr quand la guerre arriva Et dans ce jour d’août 1915 le plus chaud de l’année Bien… -
À m'avouer pour son amant
A m'avouer pour son amant Il faudra bien qu'on s'habitue. — Du marbre pur, rose et charmant. J'ai fait jaillir une statue. J'ai taillé le bloc de façon Que ma main s'y puisse connaître ; Et l'on doit…1873 -
À ma Muse
Muse, est-ce vous ? dans ces bois dépouillés Où l'Aquilon au loin gronde et murmure, D'un long regard, aux bosquets effeuillés, Vous demandez-leur riante parure. C'est vainement. L'impitoyable hiver…1826 -
À ma Mère
À Madame Élisabeth-Zélie de Banville. Ô ma mère, ce sont nos mères Dont les sourires triomphants Bercent nos premières chimères Dans nos premiers berceaux d'enfants. Donc reçois, comme une promesse,…1842 -
À ma Mère (2)
Mère, si peu qu'il soit, l'audacieux rêveur Qui poursuit sa chimère, Toute sa poésie, ô céleste faveur ! Appartient à sa mère. L'artiste, le héros amoureux des dangers Et des luttes fécondes, Et ceux…1842 -
À ma bouteille
Viens, ô ma Bouteille chérie, Viens enivrer tous mes chagrins. Douce compagne, heureuse amie, Verse dans ma coupe élargie L'oubli des dieux et des humains. Buvons, mais buvons à plein verre ; Et…1778 -
À ma femme endormie
Tu dors en croyant que mes vers Vont encombrer tout l'univers De désastres et d'incendies ; Elles sont si rares pourtant Mes chansons au soleil couchant Et mes lointaines mélodies. Mais si je dérange… -
À ma fille
Ô mon enfant, tu vois, je me soumets. Fais comme moi : vis du monde éloignée ; Heureuse ? non ; triomphante ? jamais. -- Résignée ! -- Sois bonne et douce, et lève un front pieux. Comme le jour dans…1856 -
À ma fille Adèle
Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche, Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ; Ton pur sommeil était si calme et si charmant Que tu n'entendais pas l'oiseau chanter dans l'ombre…1881 -
À ma fille décédée
Ma fille ! ... Je t’appelle, hélas ! Et tu n'es plus ! Loin du climat qui te vit naître, Comme une tendre fleur, tu n'as fait que paraître. Je viens graver ici des regrets superflus. Ici sont… -
À ma jument Souris
Pas d'éperon ni de cravache, N'est-ce pas, Maîtresse à poil gris... C'est bon à pousser une vache, Pas une petite Souris. Pas de mors à ta pauvre bouche : Je t'aime, et ma cuisse te touche. Pas de…1873