Tous les poèmes
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Avent
« Dans les Avents », comme l'on dit Chez mes pays qui sont rustiques Et qui patoisent un petit Entre autres usages antiques, « Dans les Avents les côs chantont », Toute la nuit, grâce à la lune «…1892 -
Aveu d'une femme
Savez-vous pourquoi, madame, Je refusais de vous voir ? J'aime ! Et je sens qu'une femme Des femmes craint le pouvoir. Le vôtre est tout dans vos charmes, Qu'il faut, par force, adorer. L'inquiétude…1839 -
Avignon
Vignes du Languedoc, oliviers des Alpines, Toi qui dresses si haut ton front neigeux, Ventoux, Alpes du Dauphiné, forêts, monts et collines, Dans la plaine à vos pieds que regardez-vous tous ? Les…1874 -
Avis
La nuit qui précéda sa mort Fut la plus courte de sa vie L’idée qu’il existait encore Lui brûlait le sang aux poignets Le poids de son corps l’écœurait Sa force le faisait gémir C’est tout au fond de… -
Avoir vu dévaler une triple montagne
Sonnet CXIII. Apparaître une biche et disparaître soudain, Et dessus le tombeau d'un empereur romain Une vieille carafe élever pour enseigne : Ne voir qu'entrer soldats et sortir en campagne,…1558 -
Avril
Avril, l'honneur et des bois Et des mois, Avril, la douce espérance Des fruits qui sous le coton Du bouton Nourrissent leur jeune enfance ; Avril, l'honneur des prés verts, Jaune, pers, Qui d'une…1565 -
Avril
Déjà les beaux jours, — la poussière, Un ciel d'azur et de lumière, Les murs enflammés, les longs soirs ; — Et rien de vert : — à peine encore Un reflet rougeâtre décore Les grands arbres aux rameaux…1853 -
Avril
Lorsqu’un homme n’a pas d’amour, Rien du printemps ne l’intéresse ; Il voit même sans allégresse, Hirondelles, votre retour ; Et, devant vos troupes légères Qui traversent le ciel du soir, Il songe… -
Avril, dont l'odeur nous augure
Contrerime I. Le renaissant plaisir, Tu découvres de mon désir La secrète figure. Ah, verse le myrte à Myrtil, L'iris à Desdémone : Pour moi d'une rose anémone S'ouvre le noir pistil.1921 -
Axilis au ruisseau
Axilis, allongé sur l'herbe de la rive, Suit d'un œil nonchalant le clair ruisseau d'eau vive Qui court, léger d'aurore, au milieu des prés verts. Le bois s'éveille à peine, et les champs sont…1898 -
Ayant vu le massacre immense
Le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat, La pitié formidable était dans tes paroles ; Tu faisais ce que font les grandes âmes folles, Et lasse de lutter, de rêver, de souffrir, Tu disais : J'ai… -
Bacchante
J’aime invinciblement. J’aime implacablement. Je sais qu’il est des coeurs de neige et de rosée ; Moi, l’amour sous son pied me tient nue et brisée ; Et je porte mes sens comme un mal infamant. Ma…