Tous les poèmes
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Fantômes
I. Hélas ! que j'en ai vu mourir de jeunes filles ! C'est le destin. Il faut une proie au trépas. Il faut que l'herbe tombe au tranchant des faucilles ; Il faut que dans le bal les folâtres…1829 -
Far-niente
Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage, J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis, Loin des chemins poudreux, à demeurer assis Sur… -
Fatalité
Que n'ai-je appris l'amour sous un regard moins beau ! Je n'aurais pas traîné si longtemps sur la terre Cet âpre souvenir, le seul que rien n'altère, Et qui, le plus lointain, me soit toujours…1866 -
Fatuité
Je suis jeune ; la pourpre en mes veines abonde ; Mes cheveux sont de jais et mes regards de feu, Et, sans gravier ni toux, ma poitrine profonde Aspire à pleins poumons l'air du ciel, l'air de Dieu.… -
FauvetteL'aubépine parfume et pare le buisson. Sous ses rameaux fleuris une fauvette chante. Virtuose des bois, nous aimons ta chanson, Cette chanson d'avril, si gaie et si touchante. Cependant tu pourrais…1878
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Femme
La Bête féroce. Lui – cet être faussé, mal aimé, mal souffert, Mal haï – mauvais livre... et pire : il m'intéresse. – S'il est vide après tout... Oh mon dieu, je le laisse, Comme un roman pauvre –…1873 -
Femme du monde
Cette femme du monde, Pâle et blonde, Qu’on voit d’un pas pressé, L’œil baissé, Filer sous les grands arbres Loin des marbres, Héros, Amours, Bergers, Trop légers, S’en va vers un coin sombre Voilé… -
Femme et chatte
Elle jouait avec sa chatte, Et c'était merveille de voir La main blanche et la blanche patte S'ébattre dans l'ombre du soir. Elle cachait - la scélérate ! - Sous ces mitaines de fil noir Ses…1866 -
Femme pensive, nue et qui flottes sur l’eau
Femme pensive, nue et qui flottes sur l’eau Entre les pâles lys et les grêles bouleaux, Les deux bras repliés, les jambes allongées Et toute ta beauté vaguement émergée ; Que regardent tes yeux dans… -
Femmes damnées
Comme un bétail pensif sur le sable couchées, Elles tournent leurs yeux vers l’horizon des mers, Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées Ont de douces langueurs et des frissons amers.… -
Femmes damnées (1)
Comme un bétail pensif sur le sable couchées, Elles tournent leurs yeux vers l'horizon des mers, Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées Ont de douces langueurs et des frissons amers.…1857 -
Femmes damnées (2)
A la pâle clarté des lampes languissantes, Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur Hippolyte rêvait aux caresses puissantes Qui levaient le rideau de sa jeune candeur. Elle cherchait, d'un…1857