À Philoxène Boyer

David, brûlé de pures flammes, Dans un chant aux notes divines, Pour faire soupirer deux âmes Croise des rimes féminines.
La Volupté ravie embrase Tout ce cantique des cantiques, Et jamais si suave extase Ne charma les odes antiques.
On dirait deux blanches colombes Que les feux de l'amour meurtrissent, Roucoulant au-dessus des tombes Au mois où les roses fleurissent.
Si comme toi, quand tu te penches Sur sa féerie où tout respire, J'avais entrevu sous les branches Le songe étoilé de ,
Je voudrais écrire un Dans ce des cœurs fidèles, Aussi doux que le mot : Je t'aime, Et rempli de langueurs mortelles,
Et, comme dans une peinture Où se lamente le génie, Toutes les voix de la nature Pleureraient dans ma symphonie.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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