Oui, je suis proprement à ton nom immortel
Sonnet XCVII.
Le temple consacré, tel qu'en Tauroscytie
Fut celui où le sang apaisait ton envie :
Mon estomac pourpré est un pareil autel.
On t'assommait l'humain, mon sacrifice est tel,
L'holocauste est mon coeur, l'amour le sacrifice,
Les encens mes soupirs, mes pleurs sont pour l'hostie
L'eau lustrale, et mon feu n'est borné ni mortel.
Conserve, déité, ton esclave et ton temple,
Ton temple et ton honneur, et ne suis pas l'exemple
De l'ardent boute-feu qui, brûlant de renom,
Brûla le marbre cher, et l'ivoire d'Éphèse.
Si tu m'embrases plus, n'attends de moi sinon
Un monceau de sang, d'os, de cendres et de braise.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Quand du sort inhumain les tenailles flambantes
"Sonnet L."
Amour
Angoisse
Désespoir
Je brûle avec mon âme
"Sonnet XCVI."
Amour
Angoisse
Feu
Si mes vers innocents ont fait à leur déçu
"Sonnet XCII."
Amour
Angoisse
Lyrique
Se laisser surprendre
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