Dans le parc de Thalcy
Sonnet XXXI. Dans le parc de Thalcy, j'ai dressé deux plançons Sur qui le temps faucheur ni l'ennuyeuse estorse Des filles de la nuit jamais n'aura de force, Et non plus que mes vers n'éteindra leurs renoms. J'ai engravé dessus deux chiffres nourrissons D'une ferme union qui, avec leur écorce, Prend croissance et vigueur, et avecq'eux s'efforce D'accroître l'amitié comme croissent les noms. Croissez, arbres heureux, arbres en qui j'ai mis Ces noms, et mon serment, et mon amour promis. Auprès de mon serment, je mets cette prière : " Vous, nymphes qui mouillez leurs pieds si doucement, Accroissez ses rameaux comme croît ma misère, Faites croître ses noms ainsi que mon tourment. "
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Une beauté de quinze ans enfantine
"Un or frisé de maint crêpe anelet,"
Nature
Enfance
Beauté
Soit que son or se crêpe lentement
"Ou soit qu'il vague en deux glissantes ondes,"
Nature
Beauté
Mélancolie
Ces liens d'or, cette bouche vermeille
"Pleine de lis, de roses et d'oeillets,"
Amour
Nature
Beauté
Se laisser surprendre
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