Hora prima
J'ai salué le jour dès avant mon réveil ;
Il colorait déjà ma pesante paupière,
Et je dormais encor, mais sa rougeur première
A visité mon âme à travers le sommeil.
Pendant que je gisais immobile, pareil
Aux morts sereins sculptés sur les tombeaux de pierre,
Sous mon front se levaient des pensers de lumière,
Et, sans ouvrir les yeux, j'étais plein de soleil.
Le frais et pur salut des oiseaux à l'aurore,
Confusément perçu, rendait mon cœur sonore,
Et j'étais embaumé d'invisibles lilas.
Hors du néant, mais loin des secousses du monde,
Un moment j'ai connu cette douceur profonde
De vivre sans dormir tout en ne veillant pas.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
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Aube
"Un immense frisson émeut la plaine obscure."
Beauté
Lumière
Lyrique
Le ciel pâlit, la terre humide et reposée
"Respire. Messager du matin, le vent pur"
Amour
Ciel
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Le crieur d'imprimés
"Toujours, n'importe le titre,"
Lumière
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Mort
Se laisser surprendre
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