Vous triomphez de moi, et pour ce, je vous donne

Ce Lierre qui coule et se glisse Des arbres et des murs, lesquels, tour dessus tour, Plis dessus plis, il serre, embrasse et environne.
A vous, de ce Lierre appartient la Couronne : Je voudrais, comme il fait, et de nuit et de jour, Me plier contre vous, et languissant d'amour, D'un nœud ferme enlacer votre belle colonne.
Ne viendra point le temps que dessous les rameaux, Au matin où l'Aurore éveille toutes choses, En un Ciel bien tranquille, au des oiseaux,
Je vous puisse à lèvres demi-closes, Et vous conter mon mal, et de mes bras jumeaux Embrasser à souhait votre ivoire et vos rosés ?

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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