Tu te moques, jeune ribaude
Si j'avais la tête aussi chaude
Que tu es chaude sous ta cotte,
Je n'aurais besoin de calotte,
Non plus qu'à ton ventre il ne faut
De pelisson, tant il est chaud.
Tous les charbons ardents
Allument là-dedans
Le plus chaud de leur braise ;
Un feu couvert en sort,
Plus fumeux et plus fort
Que l'air d'une fournaise.
J'ai la tête froide et gelée,
D'avoir ma cervelle écoulée
A ce limonier, par l'espace
De quatre ans, sans m'en savoir grâce,
Et lui voulant vaincre le cul,
Moi-même je me suis vaincu.
Ainsi, le fol sapeur
Au fondement trompeur
D'un Boulevard s'arrête,
Quand le faix, tout soudain
Ebranlé de sa main,
Lui écrase la tête.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Vous triomphez de moi, et pour ce, je vous donne
"Ce Lierre qui coule et se glisse à l'entour"
Amour
Ballade
Désir
Je plante en ta faveur cet arbre
"Ce Pin, où tes honneurs se liront tous les jours ;"
Amour
Ballade
Lune
Dedans des Prez je vis une Dryade
"Qui comme fleur s'assisoyt par les fleurs,"
Amour
Ballade
Fleur
Se laisser surprendre
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