Odelette à sa maîtresse
Je veux aimer ardemment,
Aussi veux-je qu'également
On m'aime d'une amour ardente :
Toute amitié froidement lente
Qui peut dissimuler son bien
Ou taire son mal, ne vaut rien,
Car faire en amours bonne mine
De n'aimer point, c'est le vrai signe.
Les amants si froids en été
Admirateurs de chasteté,
Et qui morfondus pétrarquisent,
Sont toujours sots, car ils ne prisent
Amour, qui de sa nature est
Ardent et prompt, et à qui plaît
De faire qu'une amitié dure
Quand elle tient de sa nature.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Ô doux parler, dont l'appât doucereux
"Nourrit encore la faim de ma mémoire,"
Amour
Beauté
Ciel
À sa maîtresse
"La lune est coutumière"
Amour
Baiser
Beauté
Bien qu'à grand tort il te plaît d'allumer
"Dedans mon cœur, siège à ta seigneurie,"
Amour
Ciel
Condition humaine
Se laisser surprendre
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