Vers sans rimes

Le bruit de ton aiguille et celui de ma plume Sont le silence d'or dont on parla d'argent. Ah ! cessons de nous plaindre, insensés que nous fûmes Et travaillons tranquillement au nez des gens !
Quant à souffrir, quant à mourir, c'est nos affaires Ou plutôt celles des tocs tocs et des tic tacs De la pendule dont la voix sévère Voudrait persévérer à nous donner le trac
De mourir le premier ou le dernier. Qu'importe, Si l'on doit, ô mon Dieu, se revoir à jamais ? Qu'importe la pendule et notre vie, ô Mort, Ce n'est plus nous que l'ennui de tant vivre effraye !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧