Ô toi triomphante

« Rivales » (pour dire en haut style). Tu fus ironique, — elles... — Et n'employas d'effort subtil Que juste assez pour que tu fus — Ses encor mieux, grâce à
Qu'as de me plaire sans complaire Plus qu'il ne faut à mes caprices. Or je te viens jouer un air Tout parfumé d'ambre et d'iris, Bien qu'ayant en horreur triplice Tout parfum hostile ou complice,
Sauf la seule odeur de toi, frais Et chaud , vent de mer Et vent, sous le soleil, de Non sans quelque saveur amère Pour saler et poivrer ainsi Qu'il est urgent, mon cœur transi.
Mon cœur, mais non pas ma bravoure En fait d'amour ! Tu ressuscite- un défunt, le bandant pour Le dont Vénus dit : Sit ! Oui, mon cœur encore il Du combat court, mais de peur telle !
Peur de te perdre si le sort Des armes eût trahi tes coups. Peur encor de toi, peur encore De tant de boudes et de moues. Quant aux deux autres, ô là là ! Guère n'y pensais, t'étais là.
Iris, ambre, ainsi j'annonçai — Ma mémoire est bonne — ces vers A ta victoire fière et gaie Sur tes rivales somnifères. Mais que n'ont-ils le don si cher, Si pur ? comme ta chair !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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