Le Sonnet de l'Homme au Sable
Aussi, la créature était par trop toujours la même,
Qui donnait ses baisers comme un enfant donne des noix,
Indifférente à tout, hormis au prestige suprême
De la cire à moustache et de l'empois des faux-cols droits.
Et j'ai ri, car je tiens la solution du problème :
Ce pouf était dans l'air dès le principe, je le vois ;
Quand la chair et le sang, exaspérés d'un long carême,
Réclamèrent leur dû, — la créature était en bois.
C'est le conte d'Hoffmann avec de la bêtise en marge.
Amis qui m'écoutez, faites votre entendement large,
Car c'est la vérité que ma morale, et la voici :
Si, par malheur, — puisse d'ailleurs l'augure aller au diable ! —
Quelqu'un de vous devait s'emberlificoter aussi,
Qu'il réclame un conseil de révision préalable.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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César Borgia
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Se laisser surprendre
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