L’enterrement

Je ne sais rien de gai comme un enterrement ! Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille, La cloche, au loin, dans l’air, lançant son svelte , Le prêtre en blanc , qui prie allègrement,
L’enfant de chœur avec sa voix fraîche de fille, Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement, S’installe le cercueil, le éboulement De la terre, édredon du défunt, heureux ,
Tout cela me paraît charmant, en vérité ! Et puis, tout rondelets, sous leur écourté, Les croque-morts au nez rougi par les pourboires,
Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens, Et puis, cœurs élargis, fronts où flotte une gloire, Les héritiers resplendissants !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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