Casta Piana

Tes cheveux bleus aux dessous roux, Tes yeux très durs qui sont trop doux, Ta beauté qui n'en est pas une, Tes seins que , que musqua Un diable cruel et jusqu'à Ta pâleur volée à la lune,
Nous ont mis dans tous nos états, Notre-Dame du Que l'on vénère avec des cierges Non bénits, les Avé non plus Récités lors des Que sonnent tant d'heures peu vierges.
Et vraiment tu : Tu tournes un homme en nigaud, En chiffre, en symbole, en un souffle, Le temps de dire ou de faire oui, Le temps d'un bonjour ébloui, Le temps de baiser ta pantoufle.
Terrible lieu, ton galetas ! On t'y prend toujours sur le tas À démolir quelque , Et, , ces amants, Munis de tous les sacrements, T'y penses moins qu'à ta pantoufle !
T'as raison ! Aime-moi donc mieux Que tous ces jeunes et ces vieux Qui ne savent pas la manière, Moi qui suis dans ton mouvement, Moi qui connais le boniment Et te voue une cour plénière !
Ne fronce plus ces sourcils-ci, Casta, ni cette bouche-ci, Laisse-moi puiser tous tes baumes, Piana, sucrés, salés, poivrés, Et laisse-moi boire, poivrés, Salés, sucrés, tes sacrés baumes.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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