À la promenade
Le ciel si pâle et les arbres si grêles Semblent sourire à nos costumes clairs Qui vont flottant légers avec des airs De nonchalance et des mouvements d'ailes. Et le vent doux ride l'humble bassin, Et la lueur du soleil qu'atténue L'ombre des bas tilleuls de l'avenue Nous parvient bleue et mourante à dessein. Trompeurs exquis et coquettes charmantes, Coeurs tendres mais affranchis du serment, Nous devisons délicieusement, Et les amants lutinent les amantes De qui la main imperceptible sait Parfois donner un souffle qu'on échange Contre un baiser sur l'extrême phalange Du petit doigt, et comme la chose est Immensément excessive et farouche, On est puni par un regard très sec, Lequel contraste, au demeurant, avec La moue assez clémente de la bouche.
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L'heure verte
"Comme bercée en un hamac"
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Beauté
Voici le frais matin
"Voici le frais matin, mais tout sommeille encore ;"
Nature
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Axilis au ruisseau
"Axilis, allongé sur l'herbe de la rive,"
Nature
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Condition humaine
Se laisser surprendre
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