Nourri dès le berceau
(Sonnet sur une de ses parentes qui mourût
toute jeune entre les mains d'un charlatan.)
Nourri dès le berceau près de la jeune Orante,
Et non moins par le cœur que par le sang lié,
A ses jeux innocents enfant associé,
Je goûtais les douceurs d'une amitié charmante :
Quand un faux Esculape, à cervelle ignorante,
A la fin d'un long mal vainement pallié,
Rompant de ses beaux jours le fil trop délié,
Pour jamais me ravit mon aimable parente.
Ah ! qu'un si rude coup me fit verser de pleurs !
Bientôt, la plume en main, signalant mes douleurs,
Je demandais raison d'un acte si perfide.
Oui, j'en fis dès quinze ans ma plainte à l'univers :
Et l'ardeur de venger ce barbare homicide
Fut le premier démon qui m'inspira des vers.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Sonnet (I)
"Je n'ay plus que les os, un squelete je semble,"
Condition humaine
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Désespoir
Douleur bercée
"Toi que j'ai vu pareil au chêne foudroyé,"
Condition humaine
Deuil
Désespoir
Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère
"Sonnet CIII."
Condition humaine
Deuil
Larmes
Se laisser surprendre
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