Le goût des larmes
À ma Mère.
L'Énigme désormais n'a plus rien à me taire,
J'étreins le vent qui passe et le reflet qui fuit,
Et j'entends chuchoter aux lèvres de la Nuit
La révélation du gouffre et du mystère.
Je promène partout où le sort me conduit
Le savoureux tourment de mon art volontaire ;
Mon âme d'autrefois qui rampait sur la terre
Convoite l'outre-tombe et s'envole aujourd'hui.
Mais en vain je suis mort à la tourbe des êtres :
Mon oreille et mes yeux sont encor des fenêtres
Ouvertes sur leur plainte et leur convulsion ;
Et dans l'affreux ravin des deuils et des alarmes,
Mon esprit résigné, plein de compassion,
Flotte au gré du malheur sur des ruisseaux de larmes.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Grand deuil
"Dans le clair-obscur de la pièce close,"
Condition humaine
Deuil
Désespoir
Nocturne
"À Robert Caze."
Désespoir
Larmes
Lyrique
Le navrant sourire où monte un flot de larmes
"Et nos cœurs douloureux et lourds qui battent l'heure !"
Deuil
Désespoir
Enfance
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- XIXe siècle
- Romantisme
- Élégie
- Lyrique
- Mort
- Mélancolie
- Deuil
- Nuit
❧