Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres filles
Sonnet XCVII.
Qui ont le diable au corps, ou le semblent avoir,
D'une horrible façon corps et tête mouvoir,
Et faire ce qu'on dit de ces vieilles Sibylles :
Quand je vois les plus forts se retrouver débiles,
Voulant forcer en vain leur forcené pouvoir :
Et quand même j'y vois perdre tout leur savoir
Ceux qui sont en votre art tenus des plus habiles :
Quand effroyablement écrier je les oy,
Et quand le blanc des yeux renverser je leur voy,
Tout le poil me hérisse, et ne sais plus que dire.
Mais quand je vois un moine avecques son latin
Leur tâter haut et bas le ventre et le tétin,
Cette frayeur se passe, et suis contraint de rire.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
De voir mignon du roi un courtisan honnête
"Sonnet CV."
Condition humaine
Gravité
Ironie
Quand je vois ces seigneurs qui l'épée et la lance
"Sonnet CXII."
Ciel
Condition humaine
Gravité
On ne fait de tout bois l'image de Mercure
"Sonnet CII."
Condition humaine
Gravité
Ironie
Se laisser surprendre
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