Depuis que j'ai laissé mon naturel séjour
Sonnet XXXVI.
Pour venir où le Tibre aux flots tortus ondoie,
Le ciel a vu trois fois par son oblique voie
Recommencer son cours la grand lampe du jour.
Mais j'ai si grand désir de me voir de retour
Que ces trois ans me sont plus qu'un siège de Troie,
Tant me tarde, Morel, que Paris je revoie,
Et tant le ciel pour moi fait lentement son tour.
Il fait son tour si lent, et me semble si morne,
Si morne et si pesant, que le froid Capricorne
Ne m'accourcit les jours, ni le Cancre les nuits.
Voilà, mon cher Morel, combien le temps me dure
Loin de France et de toi, et comment la nature
Fait toute chose longue avecques mes ennuis.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
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Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage
"Sonnet X."
Amour
Exil
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Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher
"Tant de fois rompre ensemble et puis se renoüer,"
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Ne pense, Robertet, que cette Rome-ci
"Sonnet LVXXXIII."
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Se laisser surprendre
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