Cependant que tu suis le lièvre par la plaine

Sonnet LVII.
Le sanglier par les bois et le milan par l'air, Et que voyant le ou l'épervier voler, Tu t'exerces le corps d'une plaisante peine,
Nous autres malheureux suivons la cour romaine, Ou, comme de ton temps, nous n' plus parler De rire, de sauter, de danser et , Mais de sang, et de feu, et de guerre inhumaine.
Pendant, tout le plaisir de ton Gorde et de moi, C'est de te regretter et de parler de toi, De lire quelque auteur ou quelque vers écrire.
Au reste, mon Dagaut, nous n'éprouvons ici Que peine, que travail, que regret et souci, Et rien, que Le Breton, ne nous peut faire rire.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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