Cependant que tu suis le lièvre par la plaine
Sonnet LVII.
Le sanglier par les bois et le milan par l'air,
Et que voyant le sacre ou l'épervier voler,
Tu t'exerces le corps d'une plaisante peine,
Nous autres malheureux suivons la cour romaine,
Ou, comme de ton temps, nous n'oyons plus parler
De rire, de sauter, de danser et baller,
Mais de sang, et de feu, et de guerre inhumaine.
Pendant, tout le plaisir de ton Gorde et de moi,
C'est de te regretter et de parler de toi,
De lire quelque auteur ou quelque vers écrire.
Au reste, mon Dagaut, nous n'éprouvons ici
Que peine, que travail, que regret et souci,
Et rien, que Le Breton, ne nous peut faire rire.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Quand je suis tout baissé sur votre belle face
"Je vois dedans vos yeux je ne sais quoi de blanc,"
Amour
Baiser
Lumière
Quand je te voy seule assise à par-toy
"Toute amusée avecques ta pensée,"
Amour
Lumière
Lyrique
Je n'écris point d'amour, n'étant point amoureux
"Sonnet LXXIX."
Condition humaine
Lyrique
Mélancolie
Se laisser surprendre
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