Celui vraiment était et sage et bien appris
Sonnet CXVII.
Qui, connaissant du feu la semence divine
Être des animants la première origine,
De substance de feu dit être nos esprits.
Le corps est le tison de cette ardeur épris,
Lequel, d'autant qu'il est de matière plus fine,
Fait un feu plus luisant, et rend l'esprit plus digne
De montrer ce qui est en soi-même compris.
Ce feu donc céleste, humble de sa naissance,
S'élève peu à peu au lieu de son essence,
Tant qu'il soit parvenu au point de sa grandeur :
Cependant il diminue, et sa force lassée
Par faute d'aliment en cendres abaissée,
Sent faillir tout à coup sa languissante ardeur.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos
"Sonnet CXXV."
Condition humaine
Eau
Feu
À l'océan
"Océan, que vaux-tu dans l'infini du monde ?"
Ciel
Gravité
Mer
Quand je vois ces messieurs, desquels l'autorité
"Sonnet CXVIII."
Ciel
Condition humaine
Eau
Se laisser surprendre
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