Ce rusé Calabrais tout vice, quel qu'il soit

Sonnet XLII.
Chatouille à son ami, sans épargner personne, Et faisant rire ceux que même il , Se joue autour du cœur de qui le reçoit.
Si donc quelque subtil en mes vers aperçoit Que je morde en riant, pourtant nul ne me donne Le nom de feint ami vers ceux que j'aiguillonne : Car qui m'estime tel, lourdement se déçoit.
La satire, Dilliers, est un public exemple, Où, comme en un miroir, l'homme sage contemple Tout ce qui est en lui ou de laid ou de beau.
Nul ne me lise donc, ou qui me voudra lire Ne se fâche s'il voit, par manière de rire, Quelque chose du sien portrait en ce tableau.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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