Ce rusé Calabrais tout vice, quel qu'il soit
Sonnet XLII.
Chatouille à son ami, sans épargner personne,
Et faisant rire ceux que même il époinçonne,
Se joue autour du cœur de cil qui le reçoit.
Si donc quelque subtil en mes vers aperçoit
Que je morde en riant, pourtant nul ne me donne
Le nom de feint ami vers ceux que j'aiguillonne :
Car qui m'estime tel, lourdement se déçoit.
La satire, Dilliers, est un public exemple,
Où, comme en un miroir, l'homme sage contemple
Tout ce qui est en lui ou de laid ou de beau.
Nul ne me lise donc, ou qui me voudra lire
Ne se fâche s'il voit, par manière de rire,
Quelque chose du sien portrait en ce tableau.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Que dirons-nous, Melin, de cette cour romaine
"Sonnet CI."
Ciel
Condition humaine
Lyrique
On ne fait de tout bois l'image de Mercure
"Sonnet CII."
Condition humaine
Gravité
Ironie
Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre
"Sonnet XLVIII."
Condition humaine
Feu
Lyrique
Se laisser surprendre
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