Ce n'est pas de mon gré, Carle, que mon navire
Sonnet CXXVIII.
Erre en la mer thyrenne : un vent impétueux
Le chasse malgré moi par ces flots tortueux,
Ne voyant plus le pôle, qui sa faveur t'inspire.
Je ne vois que rochers, et si rien se peut dire
Pire que des rochers le heurt audacieux :
Et le phare jadis favorable à mes yeux
De mon cours égaré sa lanterne retire.
Mais si je puis un jour me sauver des dangers
Que je fuis vagabond par ces flots étrangers,
Et voir de l'océan les campagnes humides,
J'arrêterai ma nef au rivage gaulois,
Consacrant ma dépouille au Neptune françois
À Glauque, à Mélicerte, et aux sœurs Néréides.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Si fruits, raisins et blés, et autres telles choses
"Sonnet CIV."
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Lyrique
Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage
"Sonnet X."
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Lune
Je ne découvre ici les mystères sacrés
"Sonnet LXXVII."
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Condition humaine
Foi
Se laisser surprendre
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