À Laudes (III)
Sombre nuit, aveugles ténèbres,
Fuyez, le jour s'approche, et l'olympe blanchit :
Et vous, démons, rentrez dans vos prisons funèbres ;
De votre empire affreux un Dieu nous affranchit.
Le soleil perce l'ombre obscure ;
Et les traits éclatants qu'il lance dans les airs,
Rompant le voile épais qui couvrait la nature,
Redonne la couleur et l'âme à l'univers.
Ô Christ, notre unique lumière,
Nous ne reconnaissons que tes saintes clartés :
Notre esprit t'est soumis ; entends notre prière,
Et sous ton divin joug range nos volontés.
Souvent notre âme criminelle,
Sur sa fausse vertu, téméraire s'endort ;
Hâte-toi d'éclairer, ô lumière éternelle !
Des malheureux assis dans l'ombre de la mort.
Gloire à toi, Trinité profonde,
Père, Fils, Esprit Saint, qu'on t'adore toujours,
Tant que l'astre des temps éclairera le monde,
Et quand les siècles même auront fini leur cours.
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Pour prolonger la lecture
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Le lundi à Matines
"Tandis que le sommeil réparant la Nature"
Ciel
Classicisme
Désir
Le lundi à laudes
"Source ineffable de lumière,"
Ciel
Classicisme
Condition humaine
Le jeudi à Matines
"De toutes les couleurs que distinguait la vue ;"
Classicisme
Condition humaine
Désir
Se laisser surprendre
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