À une laide
xx Sonnet à une amoureuse de l'auteur. Un œil de chat huant, des cheveux serpentins, Une trogne rustique à prendre des copies, Un nez qui au mois d'août distille les roupies. Un rire sardonien à charmer les lutins ; Une bouche en triangle, où comme à ces matins Hors œuvre on voit pousser de longues dents pourries, Une lèvre chancreuse (*) à baiser les Furies, Un front plâtré de fard, un boisseau de tétins Sont tes rares beautés, exécrable Thessale ; Et tu veux que je t'aime, et la flamme loyale De ma belle maîtresse en ton sein étouffer ! Non, non, dans le bordeau (*) vas jouer de ton reste : Tes venimeux baisers me donneraient la peste, Et croirais embrasser une rage d'enfer. * Chancreux : Ulcère, cancer. * Bordeau : Bordel.
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
En un petit esquif éperdu, malheureux
"Sonnet II."
Mort
Mer
Tristesse
Sonnet (I)
"Je n'ay plus que les os, un squelete je semble,"
Mort
Condition humaine
Deuil
Conclusion
"J'ai rêvé les amours divins,"
Amour
Mort
Temps
Se laisser surprendre
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