Enfance

Au jardin des cyprès je filais en rêvant, Suivant longtemps des yeux les flocons que le vent Prenait à ma , ou bien par les allées Jusqu’au bassin mourant que pleurent les Je marchais à pas lents, m’arrêtant aux jasmins, Me grisant du parfum des lys, tendant les mains Vers les iris fées gardés par les grenouilles. Et pour moi les cyprès n’étaient que des quenouilles, Et mon jardin, un monde où je vivais exprès Pour y filer un jour les éternels cyprès.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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